« Pour ce maillot-là, on n’a pas le droit de baisser les bras » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

« Pour ce maillot-là, on n’a pas le droit de baisser les bras »

Élue joueuse de l'année du MHSC à l’issue de l’exercice 2022-2023, Maëlle Lakrar (23 ans) revient sur son aventure à la Coupe du Monde avec l’équipe de France et évoque le début de saison de son club, qui se déplace à Lyon ce vendredi soir (21 heures) en championnat

Revenons en premier lieu sur ton aventure en Bleu à la Coupe du Monde. Comment l’as-tu vécue et qu’est-ce que tu en retiens ?
C’était un rêve d’enfant pour moi de participer à une Coupe du Monde. Je pense que l’équipe a réalisé une belle compétition, même si nous nous sommes faîtes éliminées en quart de finale. Je pense avoir grandi durant cette aventure. J’ai eu la chance que le sélectionneur me fasse confiance, ce qui m’a permis de jouer énormément ; et quand tu évolues aux côtés de grandes joueuses, ça te permet forcément de beaucoup apprendre. Au-delà de l’aspect sportif, nous avons vécu une aventure humaine. On a passé plus de 50 jours ensemble, on a créé des liens forts au sein d’un très bon groupe, sans oublier le staff. L’Australie est aussi un pays magnifique… Représenter son pays dans une grande compétition comme celle-là, c’est une fierté et un honneur. Tout le monde rêverait de le faire et j’étais contente de pouvoir le faire justement.

On imagine que l’élimination a dû être difficile à digérer…
Se faire éliminer c’est déjà compliqué mais que ce soit l’issue de la séance des tirs au but est encore plus rageant. Oui, les penalties, ça se travaille, OK… mais il y a aussi une part de loterie. En plus, nous étions dans un stade rempli de plus de 50 000 personnes quasiment toutes acquises à la cause de l’Australie puisqu’on affrontait le pays hôte chez lui, ce qui a rajouté de la pression supplémentaire sur nos épaules. Malgré ce, nous avons fait ce que nous avons pu mais nous n’avons pu éviter cette élimination…

Quel est ton meilleur et ton pire souvenir durant cette compétition ?
Le pire, c’est évidemment l’élimination. En ce qui concerne le meilleur, je dirai notre match contre le Brésil qui est à mon sens un match référence (victoire 2-1 en phase de groupe le 29 juillet dernier, NDLR).

Blessée à l’issue du Mondial, tu as raté une partie de la préparation estivale ainsi que le début de saison. Comment l’as-tu vécu ?
Ce n’est pas comme si j’arrivais dans un nouveau club. Ça fait plusieurs années que je suis ici donc je connaissais bien l’effectif. Je me suis concentrée sur le fait de revenir à mon meilleur niveau sur le plan physique et j’ai essayé de reprendre le plus vite possible pour aider mon équipe. Ça a été possible dès le déplacement à Bordeaux lors de la quatrième journée.

Il ne faut pas se cacher les choses : on vit un début de saison compliqué. On ne sait pas reproduire ce que l’on a fait de bien la saison passée

Qu’avais-tu pensé du début de saison de l’équipe, lorsque tu étais en tribune et quelle est ton analyse aujourd’hui que tu es à nouveau sur le terrain ?
Sur le plan personnel, retrouver les terrains m’a fait du bien parce que le foot c’est ma passion et, quand je suis sur le terrain, je suis contente. En premier lieu, c’est toujours dur de ne pas être disponible pour aider l’équipe lorsque tu es blessée. Il ne faut pas se cacher les choses : on vit un début de saison compliqué. On ne sait pas reproduire ce que l’on a fait de bien la saison passée. C’est difficile de se dire qu’on a perdu des points contre des adversaires face auxquels nous n’aurions pas dû en perdre, mais maintenant le mal est fait. Il faut continuer à travailler et essayer de se relancer le plus rapidement possible. Même en y réfléchissant beaucoup – et croyez-moi j’y pense énormément – c’est difficile d’analyser les choses. On ne peut pas se mettre à la place de certaines joueuses pour savoir ce qu’elles pensent ou ressentent. Ce qui est certain, c’est que c’est difficile à vivre pour la plupart d’entre nous. On sait qu’on est en difficulté en ce moment. On ne gagne pas les points qu’il faut gagner contre des équipes qui sont derrière nous au classement et qui sont normalement à notre portée. Le problème, c’est que quand on arrive à marquer, on se découvre pour arriver à arracher la décision, ce qui est tout à fait normal mais en contrepartie, cela nous expose à des contres. C’est vrai qu’il y a certains matchs nuls depuis le début de saison où l’on aurait pu gagner mais il faut être honnête et bien penser aussi qu’on aurait pu les perdre. On a vraiment du mal dans la dernière passe, l’avant-dernière passe et la finition globale devant le but. A partir de là,  et je le répète, quand on est à 0-0, il y a toujours un risque de s’exposer à un contre. On n’est jamais à l’abri.

Toutes ensemble, y compris moi bien sûr, on doit continuer à travailler et se remobiliser.

Comment le groupe vit-il cette situation ?
C’est compliqué, surtout quand on est Montpellier. Le club a des ambitions et aspire forcément à avoir de meilleurs résultats. Au niveau du groupe, on essaie toutes de se remobiliser après chaque déception, même si ce n’est pas évident. L’avantage, c’est que la plupart on se connaît depuis longtemps, on s’entend plutôt bien et on essaie de faire le maximum sur le terrain pour inverser la tendance au niveau des résultats même si, en ce moment, c’est compliqué.

Avec Faustine Robert ces dernières semaines, vous avez eu des mots forts à l’issue des matchs pour essayer de remobiliser tout le monde. Ça te paraissait normal de le dire ouvertement ?
En ce moment, je suis souvent appelée pour les interviews de mi-temps ou de fin de match donc j’essaie de tenir ce rôle au mieux. C’est vrai que je fais partie des cadres dans cette équipe mais je me contente de dire ce que je vois et ce que je ressens sur le terrain. Je n’ai pas à me cacher là-dessus. Toutes ensemble, y compris moi bien sûr, on doit continuer à travailler et se remobiliser. Après, pourquoi ne pas redémarrer une série et reprendre confiance en nous à partir du match de vendredi contre Lyon ? Je suis persuadée qu’on peut le faire. Le groupe est de qualité.

Est-ce que le fait d’avoir été élue joueuse de l’année du MHSC la saison dernière te confère de nouvelles responsabilités ?
Non, je ne le prends pas comme ça. Avoir eu ce trophée, c’est une fierté mais c’est surtout grâce à mon équipe. Je n’ai pas travaillé seule la saison dernière. Au-delà de mon cas personnel, je trouve que mettre en place ce genre de récompense est quelque chose de très positif. Ça fait toujours plaisir à la joueuse de recevoir quelque chose à la fin du mois et ça donne envie encore plus à tout le monde de se surpasser chaque jour, chaque semaine et chaque week-end. C’est une très bonne chose d’avoir créé ce trophée-là et je suis très heureuse de l’avoir gagné et de le remettre en jeu cette année.

Avant d’évoquer le match à Lyon, comment analyses-tu votre dernière prestation, également en déplacement sur la pelouse de Lille ?
Comme je l’ai dit précédemment, on a des soucis dans la dernière passe, l’avant-dernière passe bien évidemment le dernier geste pour conclure. Le point positif, c’est qu’on ne prend pas de but ; il ne faut pas l’oublier. Ça veut dire qu’on défend bien, toutes ensemble, de l’attaque jusqu’à la défense. Maintenant, on doit s’améliorer pour marquer plus de buts. C’est ce qui va nous permettre de franchir un cap et de nous remettre à gagner des matchs.

Avoir la chance de disputer un match comme celui-ci c’est comme si vous jouiez une rencontre de Ligue des Championnes

Un menu copieux vous attend, à commencer par un déplacement à Lyon ce vendredi avant d’affronter le Stade de Reims, de vous déplacer sur le terrain du Paris Saint-Germain et de recevoir le Paris FC. Comment l’abordes-tu ?
C’est peut-être un bon moyen de se lâcher. Contre ces équipes-là on n’a pas grand-chose à perdre. Ça fait de longues années que je suis ici et on a toujours fait de bons matchs contre les gros ; donc j’espère que ça va se confirmer cette saison. J’ai regardé le dernier match des Lyonnaises sur la pelouse du Paris FC (victoire 6-1 des Rhodaniennes). Le PFC a voulu jouer, n’a pas été mauvais, loin de-là, mais cela a laissé beaucoup d’espaces aux Lyonnaises qui ont su les exploiter. Je trouve qu’un score aussi large n’est pas forcément mérité parce que le PFC a fait un bon match mais, d’un autre côté, il ne faut jamais laisser de miettes à Lyon sous peine d’être puni et c’est ce qu’il s’est passé. Je trouve que cette année Lyon est très fort, que ce soit au niveau du 11 de départ mais aussi du banc qui est très impressionnant. On sait que ça va être dur de rivaliser contre cette équipe et on va faire de notre mieux vendredi. Avoir la chance de disputer un match comme celui-ci c’est comme si vous jouiez une rencontre de Ligue des Championnes donc il faut en profiter. On veut toutes jouer des matchs de Ligue des Championnes et, en termes d’intensité, ça en sera sans doute un.

Comment vois-tu la suite de la saison ?
À titre personnel, j’espère continuer à avoir du temps de jeu et, collectivement, que nous arriverons à décrocher cette 4ème place qui nous permettra d’accéder aux playoffs en fin de saison. Il faut garder la tête haute, garder le sourire. Même si on sait qu’il y a des enjeux, je ne suis pas dupe, le foot reste un plaisir et une passion. On ne doit pas baisser les bras et essayer de rendre fier notre Président. Pour ce maillot-là, on n’a pas le droit de baisser les bras.

Crédit photos : Panoramic et MHSC

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