Khalil Fayad : « Ce but à Toulouse reflète bien l’esprit Paillade » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Khalil Fayad : « Ce but à Toulouse reflète bien l’esprit Paillade »

A l’heure du dernier match de la saison, ce dimanche sur la pelouse du Racing Club de Lens (21 heures) le jeune milieu de terrain montpelliérain (20 ans) revient sur l’exercice qui s’achève ainsi que sur sa progression personnelle… Toujours avec humilité et l’envie de faire encore mieux la saison prochaine.

La saison de Ligue 1 Uber Eats s’achève ce dimanche à Lens. Comment l’analyses-tu ?
Elle a été particulière dans le sens où elle a été compliquée. Que ce soit à la maison ou même à l’extérieur, nous avons eu du mal à enchaîner les victoires. Il y a même une période où on a douté, on a eu peur pour le club et pour nous. Heureusement, nous avons réussi à remonter la pente comme il le fallait et, aujourd’hui, le club est maintenu en Ligue 1 ; C’est ça le plus important. Même si la saison a été compliquée, autant sur le plan mental que collectivement. Je suis très content que nous ayons réussi à obtenir ce maintien tous ensemble.

Qu’est-ce qui n’allait pas et qu’est-ce qui a fait que cela allait mieux ensuite ?
Il y a eu cette histoire de pétard derrière laquelle on ne va pas se cacher mais qui, quelque part, a joué dans nos têtes. Derrière, on a perdu quelques matchs et le doute s’est installé, mais le plus important c’est que nous ayons réussi à rester solides mentalement. Nous avons continué à travailler fort et c’est à mon sens ce qui a fait la différence en fin de saison. Tout le monde était concerné, personne n’a lâché et c’est ce qui a fait notre force.

nous ayons réussi à rester solides mentalement. Nous avons continué à travailler fort et c’est à mon sens ce qui a fait la différence en fin de saison

Avec le recul, quels matchs identifies-tu comme le ou les déclics positifs de cette saison ?
Je dirai qu’il y en a deux : notre victoire à La Mosson contre le FC Metz (3-0, le 18 février) qui était vraiment importante et notre succès au Havre (2-0 le 31 mars), qui nous a permis de souffler et de préparer un peu plus sereinement la fin de saison et les matchs qui arrivaient. Ce succès au Havre a vraiment été un déclic dans le sens où il nous a permis d’enchaîner ensuite et de réaliser cette série qui nous a été bénéfique pour obtenir le maintien.

A posteriori, il y a trois rencontres assez rapprochées où nous étions vraiment obligés de gagner vu la situation comptable : les réceptions de Metz et de Lorient et le déplacement au Havre. À ton âge, relativement jeune, comment aborde-t-on ce genre de match couperet ?
C’est particulier et c’était une sensation nouvelle pour moi. Chez les jeunes, nous étions régulièrement dans le haut du tableau, donc je n’avais jamais connu ce genre de match. Après, grâce aux cadres du vestiaire et aux joueurs qui ont un peu plus d’expérience, nous avons préparé ces confrontations relativement sereinement et ça a payé. Merci à eux et au staff d’avoir été là pour nous aider à préparer ces rencontres cruciales.

Quand on voit les qualités de cette équipe, je suis persuadé qu’on aurait pu faire mieux (...)  Malgré ce, nous avons réussi à obtenir le maintien. C’est ça la chose la plus importante.

Quel est le premier sentiment qui te vient à l’esprit lorsqu’on évoque cette saison sur le plan collectif ?
Quand on voit les qualités de cette équipe, je suis persuadé qu’on aurait pu faire mieux. Certains aléas ont fait que l’on terminera aux alentours de la place qui est la nôtre actuellement mais, sur le papier, je pense qu’on aurait pu faire mieux. Malgré ce, nous avons réussi à obtenir le maintien. C’est ça la chose la plus importante.

Comment analyses-tu ta saison, sur le plan personnel cette fois ?
C’est une saison où j’ai découvert un nouveau poste, celui de milieu offensif excentré. Dans ma jeune carrière, j’avais toujours joué dans l’axe et évoluer au poste d’ailier est quelque chose de très différent. Après, si le coach me demande d’aller à une place, j’y vais et je fais le boulot sans problème, en me donnant à 100 % et en essayant de rendre la meilleure copie possible. Quand on joue sur le côté, comme je ne suis pas un joueur de profondeur et que l’on joue avec une équipe de transitions c’était parfois compliqué. Je n’ai pas les qualités de courses et de vitesse que peuvent avoir Arnauld (Nordin) ou Mousa (Tamari). C’est un registre différent car je suis quelqu’un qui aime avoir le ballon dans les pieds plutôt que dans la profondeur. Ça a été compliquée au départ mais je suis aussi très content d’avoir pu élargir ma palette de jeu et d’avoir marqué mes premiers buts en Ligue 1 avec mon club formateur et mon club de cœur. Je retiens aussi une certaine forme de progrès puisque j’ai vécu ma deuxième saison avec les professionnels et que cela m’a permis d’emmagasiner encore plus d’expérience. Sur les derniers matchs, je me sens mieux parce que je ressens les bienfaits de cette expérience. J’ai aussi un petit peu plus de vice, ce qui m’a parfois manqué par le passé. Au final, je dirai donc que c’est une saison compliquée mais encourageante.

Je dois encore progresser physiquement, me remplir, que ce soit au niveau du cardio ou de la masse musculaire

En quoi as-tu et en quoi dois-tu encore progresser selon toi ?
Je dois encore progresser physiquement, me remplir, que ce soit au niveau du cardio ou de la masse musculaire. Je dois aussi améliorer mon jeu de tête et l’aspect défensif, notamment en gagnant plus de duels. Je dois être un peu plus ‘’dur’’ mais ce sont des choses qui se travaillent, donc je ne suis pas inquiet. Après, au rayon des aspects sur lesquels j’ai progressé, je citerai ma vitesse d’enchaînement qui est plus élevée qu’auparavant. Je vais plus vite avec le ballon, je prends plus rapidement l’information… Je pense aussi avoir progressé techniquement, j’ai pris un peu plus confiance en moi. Au final, je suis assez content, même si on doit toujours avoir l’objectif de s’améliorer au quotidien dans tous les secteurs.

Parlons de tes buts puisque tu as ouvert ton compteur en Ligue 1 cette saison. A commencer par ton premier… qui n’a pas été validé !
C’était à Strasbourg et il nous permettait virtuellement de l’emporter 3-2 en toute fin de match (2-2 score final, le 17 septembre dernier). Ce jour-là, j’ai vécu un véritable ascenseur émotionnel. J’étais hyper content de voir le ballon terminer sa course au fond des filets et puis le but a été refusé sur un fait de jeu inexistant. Cela dit, je n’ai pas perdu espoir, j’ai continué à travailler et ça a fini par payer puisque le destin m’a réservé encore mieux c’est-à-dire de marquer mon 1er but à La Mosson quelques semaines plus tard (le 29 octobre dernier contre Toulouse).

Marquer dans ce stade où je vais depuis tout petit, avec ce maillot sur les épaules et devant ma famille qui était présente dans les tribunes, c’était vraiment un moment très fort et une très grande fierté

On imagine que ce moment a dû être vraiment particulier pour toi…
Oh que oui ! Marquer dans ce stade où je vais depuis tout petit, avec ce maillot sur les épaules et devant ma famille qui était présente dans les tribunes, c’était vraiment un moment très fort et une très grande fierté. Je le revois comme si c’était hier : C’était sur un corner de Téji Savanier. Comme on avait déjà travaillé ça à l’entraînement, je savais que notre capitaine allait tirer au premier poteau et que Kiki (Kouyaté) ou Maxime (Esteve) quand il était là allaient le dévier au premier poteau. Mon objectif, c’était donc de rôder dans la seconde zone. Téji a bien tiré son corner, Kiki l’a bien dévié aussi et j’ai senti qu’il y avait quelque chose à faire… alors je me suis jeté et le ballon a fini au fond. C’était une véritable explosion de joie. Quand on est un enfant du club, marquer son premier but chez soi, dans son club, devant son public, c’est une sensation extraordinaire sur le coup, presqu’indescriptible mais, honnêtement, tu savoures encore plus après, quand tu revois tes parents et la fierté dans leurs yeux… Ce n’est vraiment qu’après le match que j’ai pu savourer ce but. En plus, la victoire était au bout ce soir-là, donc c’était parfait. Et croyez-moi j’ai gardé le maillot de ce match-là ! (sourire).

Pour ton 2ème but, tu n’as pas choisi la plus petite affiche puisque c’était lors de la réception de l’Olympique de Marseille (le 20 décembre dernier)…
Face à Marseille, une très grosse équipe du championnat, la sensation était un peu différente.. C’était le match du dimanche à 21 heures, nous étions attendus et le fait de marquer contre cette équipe de l’OM était, là aussi, une grande fierté, encore plus devant le public du stade de La Mosson. Je suis allé le chercher celui-là quand même, car le jeu de tête n’est vraiment pas ma qualité première. Je me demande même si ce n’était pas mon premier de cette manière-là (sourire). C’est ça l’esprit Paillade, toujours se battre (éclats de rire). Quand tu as vraiment envie de quelque chose, tout est possible. Heureusement que j’ai marqué ce but d’ailleurs, car je me souviens avoir eu une occasion quelques minute auparavant où je m’étais complètement raté (sourire).

Marquer ce but a été une délivrance pour tout le monde. J’étais très heureux pour le club, le groupe, le staff, les dirigeants, les supporters et l’ensemble des membres du club

On remarque aussi que deux de tes trois buts en Ligue 1 ont été inscrits face à Toulouse et contre le même gardien, Guillaume Restes…
Pour l’anecdote, lors du match aller contre Toulouse à La Mosson, j’ai vu Guillaume (Restes / le gardien toulousain, NDLR) que je connais bien, que j’apprécie et contre lequel j’ai souvent joué. Ensemble, nous nous sommes rappelés que lors de nos deux dernières confrontations alors que nous n’étions pas encore professionnels, j’avais marqué deux buts contre lui. Je l’avais alors gentiment chambré en lui disant « jamais 2 sans 3 » et j’avais marqué (sourire). Lors du match retour au Stadium, je discutais avec Yann (Karamoh) et c’est lui qui m’a dit qu’il sentait que j’allais marquer. Je l’ai encore dit à Guillaume (Restes) qui m’a répondu : « laisse tomber, cette fois tu n’y arriveras pas, c’est mort » et j’ai marqué à nouveau ! (sourire). Pour revenir sur ce but assez particulier à Toulouse ; les qualités de Jordan (Ferri) ne sont plus à démontrer ; on sait de quoi il est capable et quand je l’ai vu partir dans sa série de dribbles, je me suis dit qu’il y avait souvent des miettes à ramasser dans ce genre de situation. Je suis resté auprès de lui au cas où le ballon me reviendrait et c’est ce qu’il s’est passé. Jordan a fait le boulot et j’ai juste eu à pousser le ballon au fond des filets. Au-delà de tout autre considération, le plus important c’est que ce but-là nous a quasiment assuré le maintien. Le plus beau, c’est que cette victoire à Toulouse est vraiment une œuvre collective : Téji a mis un but de fou en première période, l’équipe a très bien défendu, même à 10 et il y a eu l’exploit personnel de Jordan ensuite. Ce succès n’était pas simple mais il a montré toute l’abnégation de cette équipe. Marquer ce but a été une délivrance pour tout le monde. J’étais très heureux pour le club, le groupe, le staff, les dirigeants, les supporters et l’ensemble des membres du club. Au final, ce match et ce but reflètent bien l’esprit Paillade

Comment aborde-t-on un dernier match de la saison comme celui qui se profile dimanche contre Lens ?
Il y a toujours un enjeu car le but est de terminer à la meilleure place possible au classement. On ne va pas aller là-bas pour obtenir un nul, mais on va vraiment essayer de gagner ce match et de prendre les 3 points. Ça ne va pas être facile, d’autant que Lens est une équipe qui est encore en course pour l’Europe, mais on va tout faire pour aller chercher la victoire. Au match aller les deux équipes s’étaient jaugées pendant plus d’une mi-temps et le match avait été assez fermé, avec peu d’occasions. Malgré ce, nous aurions quand même pu marquer un ou deux buts. Je ne sais pas ce que va donner le match du dimanche mais je pense qu’il y aura un peu plus d’espace parce que Lens doit gagner dans sa quête de qualification européenne. Je ne crois pas que ce sera le même match qu’à l’aller.

Sur un plan personnel tu as retrouvé un poste plus axial lors du dernier match contre Monaco à La Mosson. On sait que la concurrence est rude à ce poste de numéro 10 avec Téji Savanier, Wahbi Khazri ou Sacha Delaye…
C’était sympa de me retrouver dans la zone dans laquelle j’évolue sur un terrain depuis tout petit. J’étais content et vraiment à l’aise surtout. Je ne me considère pas comme un numéro 10 mais plutôt comme n°8 relayeur. J’étais très content d’avoir retrouvé cette place et je pense avoir fait un bon match, même si ce n’est pas à moi d’en juger. Après, je le répète, quel que soit le poste où le coach me demande de jouer, j’y vais et je me donne à 100%. Je suis jeune et je suis là pour apprendre. Dans un autre registre, j’étais également très heureux de pouvoir évoluer aux côtés d’Othmane Maamma pour ses débuts en Ligue 1. On se connaît depuis longtemps et on a une bonne connexion

Dimanche soir, tu vas aussi retrouver Elye Wahi, même si tu l’as déjà croisé lors du match aller. Qu’avais-tu pensé de cette première confrontation de la saison face aux Artésiens à la Mosson ?
Déjà, je serai très content de retrouver Elye. Nous n’avons pas perdu contact et nous nous envoyons toujours régulièrement des messages. Je lui souhaite de faire un très bon match, mais même si c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, nous savons tous les deux que, sur le terrain, il n’y a pas d’amis et que chacun va défendre le maillot qu’il porte.Nous étions souvent ensemble lorsqu’il était à Montpellier ; on se connaît depuis longtemps et c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Quand je vois le bel accueil qu’il a reçu lors de son retour à Montpellier, que ce soit avant ou à la fin du match lorsqu’il est allé saluer les supporters pailladins, je n’étais pas surpris et j’étais content pour lui. Quand on voit un jeune du Centre de Formation qui revient et qui est acclamé par le public, ça fait vraiment plaisir de voir ça. Elye a eu ce qu’il méritait.

Pour conclure, quel serait ton message pour les supporters montpelliérains à l’heure de ce dernier match de la saison ?
Tout simplement merci ! Merci de ne pas nous avoir lâché pendant cette saison qui a été assez difficile pour eux aussi. Cela n’a pas été difficile que pour nous. Ils ont toujours été là pour supporter l’équipe, le staff et la direction. On a encore vu ce soutien sans faille contre Monaco dimanche dernier à La Mosson, donc merci à eux !

 

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