Nicolas Cozza - Joris Chotard, le 100 pailladin | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Nicolas Cozza - Joris Chotard, le 100 pailladin

Respectivement âgés de 23 et 20 ans, les deux joueurs formés au club ont récemment franchi le cap des 100 matchs disputés sous le maillot du MHSC. Voilà qui méritait bien une interview croisée

100 MATCHS, ça fait QUOI ?

Nicolas COZZA : C’est un gros chiffre… symbolique aussi. Quand j’y pense, ça me vieillit un peu (sourire). Plus sérieusement, je ne pensais pas en être déjà à 100 matchs toutes compétitions confondues avec le MHSC. La première sensation que j’ai c’est « déjà ? ». Je me dis que ça va vraiment très vite. Je me souviens de mon premier match pro comme si c’était hier C’était contre Guingamp en Coupe de la Ligue lors de la saison 2017-2018. En plus, et même si ce n’était pas prévu, j’étais très honoré de fêter ce chiffre en portant le brassard de capitaine ; c’était vraiment sympa !
Joris CHOTARD : C’est un plaisir ! C’est toujours bien d’atteindre une telle barre symbolique ; après, il faut voir ce qu’on a fait pendant ces 100 matchs, si on a fait des matchs moyens ou si on a progressé. C’est aussi l’occasion de faire un petit point, de se retourner sur son évolution et de se dire que 100 matchs, ce n’est pas forcément une fin en soi et qu’il faut essayer de continuer à engranger le plus de matchs possibles, avec toujours cet objectif de progresser et d’amener un plus à l’équipe. Un joueur est aussi jugé sur la régularité et ce chiffre-là montre une certaine régularité justement. Arrivé à 100 matchs alors que je n’ai pas encore 21 ans, ça prouve que j’ai pas mal enchaîné les rencontres, et, ça, c’est une bonne chose.

LE BRASSARD DE CAPITAINE CONTRE LILLE LORS DU DERNIER MATCH à domicile

Joris : C’est forcément un honneur de l‘avoir porté pour la première fois en pros lors de ce match face aux Nordistes. Quand on arrive à gravir les échelons jusqu’à porter le brassard de capitaine de l’équipe professionnelle, c’est sans doute la distinction la plus haute quand on a été formé dans un club comme c’est notre cas. C’était vraiment une fierté. Je l’avais porté dans pas mal de catégories chez les jeunes, mais c’était la première fois en pros et la sensation était forcément très particulière et très agréable. Avoir la responsabilité de le porter en jeunes et de devoir prendre la parole face à ses coéquipiers, c’est déjà très bien ; mais, en pro, c’est encore plus fort. Jordan Ferri me l’avait confié quand il est sorti et quand je suis sorti à mon tour, ça m’a paru légitime de le donner à Nico. Ça fait vraiment longtemps qu’il est au club, il est devenu un titulaire indiscutable et, vu que c’est un ami, ça m’a fait énormément plaisir. Cela dit, je ne lui ai pas donné qu’en raison de cette amitié mais parce que je pense qu’il le méritait vraiment. Il se bat sur le terrain, il a le bon état d’esprit, donc ça m’a paru logique
Nicolas : Merci mon ami ! (sourire). J’avais déjà porté le brassard de capitaine chez les jeunes mais là, l’avoir chez les pros, c’était vraiment rêvé et j’en étais très heureux. J’étais très fier. En plus, le porter de nombreuses années après mon grand-père, qui a été le premier capitaine de l’histoire de La Paillade, c’est vraiment une belle histoire.

Leur évolution

Joris : Cela fait bientôt 3 ans que je suis avec les pros et je pense avoir plutôt bien évolué. L’avantage aussi, c’est que je trouve que le club a de plus en plus d’ambition, de plus en plus de joueurs de qualité au fil des ans. On voit avec le recrutement que le projet du club est de plus en plus solide et, pouvoir évoluer à côté de très bons joueurs, te permet de progresser plus vite. Sur un plan plus personnel, en termes de maturité et de confiance sur le terrain, c’est un peu plus facile maintenant pour moi d’évoluer chez les pros que lors de mes premiers matchs. Il y a toujours autant de bonheur de porter ce maillot, de volonté de bien faire, mais il y a forcément un peu moins d’excitation et de mauvaise fougue on va dire. Sur les premiers matchs, on court partout, on réfléchit un peu moins. Aujourd’hui, je continue à courir partout mais avec plus de réflexion et plus de recul sur la situation.
Nicolas : J’ai mis un peu plus de temps que Joris à atteindre cette barre des 100 puisque j’ai été freiné par une rupture du ligament croisé du genou et, une de mes plus grandes fiertés, est d’être bien revenu après ce moment compliqué. La crise du Covid m’a aussi permis de gagner du temps quelque part. Aujourd’hui, je pense avoir évolué en matière de maturité. Quand on joue défenseur central, il ne faut pas avoir peur de prendre la parole, de diriger un peu la défense et c’est ce que j’essaie de faire au fil du temps. Je pense avoir pas mal progressé dans le leadership et dans le jeu ; les relances, les déplacements… mais ça, ça ne s’acquiert qu’en jouant. Je vis ma sixième saison en pro, donc je commence à avoir un peu de bouteille. J’essaie de profiter de cette expérience et d’en faire profiter mes coéquipiers, tout en sachant que j’ai encore beaucoup de choses à améliorer et que je dois continuer de progresser. Il ne faut jamais perdre de vue cette volonté de progression permanente.

La progression de l’un vue par l’autre

L’évolution de Joris vue par Nicolas : Joris a su s’imposer au fil des saisons en tant que titulaire indiscutable. C’est une très belle évolution pour lui, encore plus vu son âge puisqu’il est arrivé très jeune en pros. Il a su gravir les échelons et enchaîner les matchs. Il a gagné en maturité en expérience avec ses 100 matchs. L’avantage, c’est que malgré cette très belle performance, il a encore une marge de progression. Il peut atteindre à mon sens le très haut niveau.
L’évolution de Nicolas vue par Joris : Notre évolution est un peu similaire parce que nous avons tous les deux débuté très jeunes chez les pros. Après, on a eu un petit coup de moins bien, on avait un peu plus de mal, on enchaînait moins les matchs, mais aujourd’hui c’est le cas donc c’est positif. Désormais, il faut qu’on s’assume pleinement – si je peux m’exprimer ainsi – et que l’on devienne des titulaires et des cadres de cette équipe. Il ne faut plus qu’on nous voit seulement comme les petits jeunes qui arrivent mais comme ceux sur qui on peut s’appuyer. À nous de continuer à performer, à être régulier sur le terrain pour montrer que, désormais, nous somment des joueurs confirmés de Ligue 1… Mais ça ne se fera qu’au fil du temps.

LEUR MEILLEUR SOUVENIR EN PROS

Joris : Je dirai mon but à Clermont l’année dernière. Il était plutôt pas mal ! (sourire). C’était mon premier en Ligue 1 et quand je regarde les vidéos aujourd’hui, je me rends compte que je ne contrôlais plus grand-chose dans ma célébration (sourire). Malheureusement nous avions perdu cette rencontre mais, sur le moment, c’était vraiment un très beau souvenir.
Nicolas : Évidemment, la victoire dans le derby contre Nîmes (le 30 septembre 2018). Le stade en folie, l’adversaire, le scénario… on avait vraiment tous fait un gros match et, dans un derby, c’était vraiment top !

Leur plus mauvais souvenir

Nicolas : Il y a un an et demi, quand on perd 4-0 chez nous contre Reims. On se retrouve à neuf contre onze avant la mi-temps et là, le match devient terriblement long… on avait couru après le ballon toute la deuxième mi-temps avec un seul objectif qui était de ne pas en prendre plus. Finalement, on en avait pris un quatrième...
Joris : Je dirai le même match que Nico. C’était vraiment dur…

LEUR PLUS GROSSE ÉMOTION

Nicolas : Il y a bien sûr la fameuse victoire contre Nîmes, mais, même si c’est récent, la victoire 7-0 contre Brest constitue un souvenir particulier. En plus j’avais marqué. Ce n’est pas dû au fait que nous étions un peu en difficulté avant la rencontre, mais plutôt au déroulé du match en lui-même. On voulait gagner à tout prix, c’est vrai, mais, au final, on fait trois ballons en profondeur, trois buts et on mène 3-0 au bout de 12 minutes puis 5-0 à la mi-temps. Dans le vestiaire, on s’est tous regardé en disant : « Bon, ben voilà en fait… » ça paraissait presque irréel…
Joris : Je rebondirai sur ce match-là aussi. On ne gagne pas 7-0 tous les week-ends, surtout avec la réussite que nous avons eu ce jour-là. Je vous avoue que, par moments, on ne comprenait pas ce qu’il se passait. Au bout de 12 minutes on a trois frappes cadrées, trois buts, en plus Nico marque ! (éclat de rire). Honnêtement, quand on se retrouve à la mi-temps et qu’il y a 5-0 pour nous en 5 frappes… En deuxième mi-temps aussi d’ailleurs, on n’a pas énormément d’occasions et on inscrit 2 buts supplémentaires… c’était historique et, même nous, on avait du mal à y croire.

LEUR BUT PRÉFÉRÉ

Joris : En même temps, je n’en ai marqué que deux (rires). Le premier, c’était en Coupe de la Ligue contre Nancy, mais celui qui me revient le plus en mémoire, c’est évidemment celui contre Clermont la saison dernière.
Nicolas : Je dirai mon tout premier, contre Troyes à La Mosson, d’une frappe lointaine lors de ma première saison en pro. Mes amis m’ont offert une photo du but encadré d’ailleurs pour que je m’en souvienne bien ! (sourire)

LE début de saison

Nicolas : Je le trouve plutôt bon, même s’il pourrait être meilleur, bien sûr. On peut toujours mieux faire et c’est bien qu’il y ait une marge de progression. L’objectif, c’est d’aller chercher le petit détail, le petit plus qui va faire que l’on va s’améliorer. Collectivement, on a gagné presqu’un match sur 2 donc, comptablement, c’est plutôt un bon début de saison. On a vécu des moments compliqués, c’est vrai, notamment pendant la préparation, mais on n’a jamais réellement douté. On avait manqué de réussite, de justesse aussi, c’était agaçant, parfois énervant, mais cela nous a poussé à continuer à travailler et ça a fini par porter ses fruits Maintenant, il faut que ça dure et démarrer une nouvelle série positive ce soir après notre défaite à Angers dimanche dernier.
Joris :  Je pense qu’il y a eu deux phases. Jusqu’à la défaite contre Auxerre, ça a été assez compliqué, que ce soit personnellement mais aussi collectivement. On avait un peu plus de mal, on était fébrile défensivement… Depuis le match contre Brest en revanche, on a retrouvé un état d’esprit qu’on avait un petit peu perdu ;
il faut continuer dans cette voie et repartir de l’avant après notre revers à Angers dimanche dernier. Mon début de saison personnel suit un peu la même trajectoire… J’ai eu un peu de mal sur les deux premiers matchs, le troisième contre Auxerre, je ne l’ai pas joué et j’ai senti que, contre Brest, je retrouvais mes jambes, mon sang-froid et je me trouve beaucoup mieux sur les deux ou trois derniers matchs.

LE MATCH DU JOUR CONTRE STRASBOURG

Joris : Les Strasbourgeois vivent un début de saison compliqué, mais on l’a vu avec nous, ça ne veut pas dire grand-chose puisqu’aujourd’hui, nous sommes bien remontés au classement. Les Alsaciens ont une équipe très solide, ils ont longtemps lutté pour les places européennes la saison passée, donc on sait que ça va être compliqué. Ce sera à nous de garder notre qualité de jeu actuelle, notre état d’esprit et d’arriver à concrétiser nos occasions.
Nicolas : Nous n’avons gagné que deux matchs sur 4 à la maison, donc, l’objectif désormais est de faire le plein de points à domicile. Même si les Strasbourgeois sont un peu moins bien en ce moment, ça va être un combat. Notre réveil contre Brest nous prouve que les équipes en difficultés peuvent se rebeller donc il faut se méfier. Il faut aborder cette rencontre face aux Strasbourgeois avec la volonté de gagner.

LEUR ATTACHEMENT AU CLUB

Nicolas : Vu l’histoire de famille qui est la mienne ici, puisque mon grand-père a été capitaine de la première équipe de La Paillade, c’est forcément toujours quelque chose de particulier de porter ce maillot sur les épaules. Le fait que je sois né à une heure d’ici et que j’ai toujours été supporter du MHSC, rajoute bien évidemment un bonheur supplémentaire de jouer au sein de ce club qui a toujours été mon club de cœur.
Joris : C’est forcément particulier pour moi aussi. Je suis arrivé au club à l’âge de 13 ans. On m’a d’emblée enseigné les valeurs du club et je les ai assimilées très rapidement. C’est un plaisir de pouvoir partager ces valeurs en équipe première aujourd’hui et de représenter le MHSC en Ligue 1.
C’est un honneur de porter ce maillot.

 

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