Jonas Omlin : « C’est un privilège » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Jonas Omlin : « C’est un privilège »

Appelé à disputer sa première Coupe du Monde, Jonas Omlin nous livre ses impressions à l’heure où son équipe nationale suisse s’apprête à jouer son 2ème match dans cette compétition, ce lundi 28 novembre contre le brésil (17h, heure française).

Jonas. Qu’est-ce que ça fait de se dire qu’on va disputer une Coupe du Monde ?
C’est un rêve ! C’est une compétition qui ne se déroule que tous les quatre ans, et c’est ce qui se fait de mieux au monde, donc ce n’est pas quelque chose de ‘’normal’’ pour un joueur que de jouer une Coupe du Monde. Ça arrive peut-être une, deux, voire trois fois dans une carrière mais, pour la majeure partie d’entre eux, ça n’arrive jamais, donc c’est un privilège de pouvoir y participer. C’est quelque chose de très grand pour tous les footballeurs de disputer une Coupe du Monde et c’est évidemment le cas pour moi aussi.

Enfant, quels ont été tes premiers souvenirs de Coupe du Monde ?
Mon premier souvenir en matière de Coupe du Monde, ce sont les vignettes Panini que je cherchais constamment et que j’échangeais avec des amis. Collectionner les photos de tous ces grands joueurs, les coller, essayer de connaître tout le monde… C’est une phase qui nous a tous touchés quand on était très jeune avec ces fameux albums. D’ailleurs, ce qui est aussi impressionnant dans cette compétition, c’est que toutes les générations la regardent : les enfants, les adultes, les passionnés de foot et même celles et ceux qui sont un peu moins passionnés par le ballon rond mais qui ont envie de se mettre dans cette ambiance si particulière et de partager des bons moments avec des amis. C’est ça aussi le charme de cette compétition.

toutes les générations  regardent la coupe du monde... Et même les personnes qui sont moins passionnées de foot

Quelle est la première Coupe du Monde que tu as scrupuleusement suivie ?
Je suis né en 1994, alors j’étais un peu petit pour me souvenir du premier sacre de la France en 1998 (sourire). Je me souviens un peu plus du Brésil, sacré en 2002 en Corée du Sud et au Japon, puis de celle de 2006 en Allemagne avec la finale France-Italie. L’Italie avait une sacrée équipe. Ensuite il y a eu la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, et même si j’étais un peu plus grand à cette époque-là, je me souviens comme si c’était hier du sacre de l’Allemagne en 2014 avec le but de Mario Götze qui permet à la Mannschaft de remporter la victoire finale contre l’Argentine (1-0). La Coupe du Monde 2006 et celle de 2014 étaient forcément un peu particulières puisque l’Allemagne se situe à côté de la Suisse, donc on les avaient vécues un petit peu différemment.

Quels sont les joueurs qui t’ont marqué dans une Coupe du Monde ?
Je me souviens du coup de tête de Zidane contre l’Italie en finale de la Coupe du Monde 2006 qui, malheureusement pour la France, fait partie de l’histoire. Je me souviens aussi de Ronaldo, le Brésilien, avec sa coupe de cheveux un peu particulière, qui avait réalisé un très gros tournoi lors de la Coupe du Monde 2002 en Corée du Sud et au Japon. Chez les gardiens, puisque c’est un poste particulier et que c’est le mien, je retiens évidemment Buffon qui avait été énorme lors de la Coupe du Monde 2006 avec l’Italie. J’ai toujours eu aussi beaucoup d’admiration pour Oliver Kahn même s’il n’a été que rarement titulaire en sélection puisqu’avant lui il y avait Andreas Kopke et que lors, de la Coupe du Monde 2006, le sélectionneur Jürgen Klinsmann lui avait préféré Jens Lehmann.

c’est un rêve d’enfant (...). , je suis vraiment content d’avoir la chance de faire partie de cette aventure et de représenter mon pays

Ce sera ta première Coupe du Monde sur le terrain. Comment l’abordes-tu ?
Comme je l’ai dit, c’est un rêve d’enfant. Ce n’est pas quelque chose d’habituel. C’est une Coupe du Monde un peu particulière aussi dans le sens où elle se déroule en hiver, ce qui est une première dans l’histoire. Malgré le contexte, il va falloir rester focalisé sur le foot, la volonté de bien débuter ce tournoi et de gagner des matchs. En tout cas, je suis vraiment content d’avoir la chance de faire partie de cette aventure et de représenter mon pays. C’est un privilège.

Comment présenterais-tu cette équipe nationale suisse ?
C’est un groupe qui se connaît très bien, qui se construit et évolue ensemble depuis déjà pas mal de temps. Nous ne sommes pas forcément 23 très grands noms du football dans le groupe mais nous avons de très grands joueurs qui évoluent dans de grands clubs, dont beaucoup d’entre eux participent à la Ligue des Champions et évoluent dans des championnats majeurs. Nous avons une équipe avec des joueurs de classe et une mentalité très positive ; nous sommes déterminés à gagner des matchs et j’espère que nous en remporterons le plus possible.

aller en sélection, c’est comme une réunion d’anciens élèves d’une école. On s’est souvent côtoyé par le passé en club ou dans les sélections de jeunes, et c’est toujours un plaisir de se retrouver pour défendre le maillot de notre pays

Comment la vie de groupe s’organise-t-elle, sachant que 3 langues différentes cohabitent dans le vestiaire ? (l’Allemand, le Français et l’Italien) 
L’allemand est la langue la plus répandue dans le vestiaire. Malgré cela, il y a une vraie unité dans notre groupe. Pour moi, aller en sélection – si je peux m’exprimer ainsi – c’est comme une réunion d’anciens élèves d’une école. On s’est souvent côtoyé par le passé que ce soit en club ou dans les sélections de jeunes, on a aussi été adversaires et c’est toujours un plaisir de se retrouver pour défendre le maillot de notre beau pays. J’y ai pas mal d’amis et c’est vraiment cool de pouvoir se retrouver, évoquer des souvenirs et essayer d’en écrire d’autres, encore plus beaux, ensemble.

Comment décrirais-tu le sélectionneur, Murat Yakin, et la manière de jouer de cette équipe ?
J’aime bien la personnalité de notre sélectionneur. C’est quelqu’un de très calme qui ne te fait pas ressentir de pression et on sent qu’il a une réelle confiance dans notre équipe. C’est un leader naturel en tant qu’entraîneur, qui communique bien avec l’ensemble du groupe mais aussi avec la presse. J’ai confiance en cet entraîneur parce qu’il dégage une certaine sérénité. C’est important pour nous je pense.

J’aime bien mettre l’ambiance, pas forcément avec de la musique mais parce que c’est plus facile pour moi de faire des blagues dans ma langue maternelle qu’en français par exemple (sourire)

Quelle est ta place dans cette sélection ? On sent que tu prends de plus en plus d’importance au fil des années…
Je prends tous les matchs qu’on me donne pour essayer d’être le plus performant possible pour mon pays et pour acquérir de l’expérience. Je pense avoir une place de plus en plus importante dans cette équipe, sur le terrain mais aussi dans le vestiaire, pour essayer de mettre tout le monde dans les meilleures conditions possibles. Quand tu es en sélection, tu ne partages pas seulement l’entraînement et les matchs ; tu es aussi au quotidien avec le groupe puisqu’on reste à l’hôtel. Dans ce contexte, c’est important justement de bien vivre ensemble et je pense aussi avoir un poste important à ce niveau-là. J’aime bien mettre l’ambiance, pas forcément avec de la musique mais parce que c’est plus facile pour moi de faire des blagues dans ma langue maternelle qu’en français par exemple (sourire).

Quel regard portes-tu sur les adversaires de la Suisse dans cette compétition : le Brésil, le Cameroun et la Serbie ?
On ne présente plus le Brésil qui est une nation extrêmement forte du football. Les rencontres entre la Serbie et la Suisse sont toujours des matchs un peu chauds, notamment parce que plusieurs de nos joueurs sont d’origine albanaise. Le Cameroun a aussi un style de jeu très particulier, différent du Brésil et de la Serbie mais c’est aussi et surtout une très belle équipe. Pour résumer, ce sont des profils d’équipes très différents, ça risque d’être très compliqué à chaque fois mais nous aurons aussi notre carte à jouer. De toute façon, quand tu arrives dans une phase finale de Coupe du Monde, il n’y a jamais de match facile. Quand on voit le niveau des qualifications, si tu es là, c’est que tu as déjà un sacré niveau.

On aborde cette compétition en se disant que tout est possible et que c’est à nous de donner le meilleur de nous-mêmes pour réaliser un très beau parcours

Quel est l’objectif de la Suisse selon toi dans cette compétition ?
Quand on démarre une compétition, l’objectif est toujours d’aller le plus loin possible, alors je vais dire gagner la coupe ! Si tu n’abordes pas une telle compétition avec l’objectif d’aller au bout, ce n’est pas la peine d’y aller. On va chercher le miracle ! (Sourire).

Tu pourrais retrouver l’équipe de France que vous aviez éliminée à l’Euro en 2021 ? Vous êtes prêts à refaire la même chose ?
J’espère ! (rires). Au-delà de ça, plus sérieusement, c’est vraiment un bon souvenir pour nous. C’était un petit miracle d’avoir sorti l’équipe de France qui est une grande nation de football, mais ça montre aussi que cette équipe de Suisse a de grandes qualités et qu’en football, tout est possible. On aborde justement cette compétition en se disant que tout est possible et que c’est à nous de donner le meilleur de nous-mêmes pour réaliser un très beau parcours.

Tu pourrais aussi croiser un certain Wahbi Khazri avec la Tunisie, qui est ton coéquipier au MHSC. Quel message lui enverrais-tu ?
J’espère qu’on se verra pendant la Coupe du Monde, avec, pourquoi pas, une confrontation entre nos deux pays, mais le plus tard possible bien évidemment car ça voudrait dire que nous sommes allés tous les deux très loin dans cette compétition (sourire). Je lui souhaite bonne chance mais évidemment si on s’affronte, j’espère qu’il ne nous battra pas (rire). Plus globalement, pour moi comme pour lui je pense, c’est un plaisir et un honneur de représenter le MHSC en sélection. J’espère que nous montrerons tous les deux un beau visage du club dans cette Coupe du Monde
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Crédit photos : MHSC / Panoramic et Fédération Suisse de Football

Le calendrier de la Suisse au 1er tour du Mondial (Groupe G)

Suisse – Cameroun le jeudi 24 novembre à 11h

Brésil – Suisse le lundi 28 novembre à 17h

Serbie – Suisse le vendredi 2 décembre à 20h

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